Harry Cleven
Métier : Réalisateur, Scénariste affilié ASA
Adresse : 32, rue Labat
Ville : 75018 Paris
Pays : France
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Filmographie Cinergie
Entrevue filmée
- Harry Cleven - Trouble - paru dans le webzine n° 92 - Mars 2005
Entrevue
- Harry Cleven à propos de Trouble - paru dans le webzine n° 92 - Mars 2005
- Harry Cleven - paru dans le webzine n° 92 - Mars 2005
- Pourquoi se marier le jour de la fin du monde : rencontre avec Elina Lowensohn et Jean-Henri Compère - paru dans le webzine n° 40 - Juin 2000
- Pourquoi se marier le jour de la fin du monde ? - paru dans le webzine n° 36 - Février 2000
- Harry Cleven - paru dans le webzine n° 35 - Janvier 2000
- Clémentine Celarié - paru dans le webzine n° 26 - Mars 1999
- Parallax - Yves Hanchar et Harry Cleven. - paru dans le webzine n° 4 - Février 1997
- Harry Cleven - paru dans le webzine n° Spécial 2000 - Janvier 2000
Critique
- Trouble de Harry Cleven - paru dans le webzine n° 91 - Février 2005
- Pourquoi se marier le jour de la fin du monde de Harry Cleven - paru dans le webzine n° 98 - Octobre 2005
- Pourquoi se marier le jour de la fin du monde ? de Harry Cleven - paru dans le webzine n° 36 - Février 2000
- Pourquoi se marier le jour de la fin du monde? - paru dans le webzine n° Spécial 2000 - Janvier 2000
Sortie DVD
- Trouble - paru dans le webzine n° 100 - Décembre 2005
Dossier
- Le Prix des lycéens du cinéma : les réactions - paru dans le webzine n° 106 - juin 2006
Tournage
- Les Enfants du jour - Tournage - paru dans le webzine n° 26 - Mars 1999
- Pourquoi se marier le jour de la fin du monde - paru dans le webzine n° 17 - Mai 1998
Cheval debout
Bien souvent on se raconte à soi-même l'histoire de sa vie. On se donne ainsi l'impression de se connaître plus ou moins.
Mais parfois, une personne de notre passé ressurgit et révèle comment elle nous percevait... et tout à coup, on est bouleversé.
Voici comment je me racontais...
Je n'étais pas prédestiné à faire du cinéma... restaurateur, garagiste, ferrailleur... pas un seul artiste dans la famille.
Le reste était dû au hasard...
Je voulais peindre, je suis devenu acteur.
Je voulais faire du théâtre, j'ai fait du cinéma.
Je voulais être devant, je suis passé derrière la caméra.
Je voulais dire des textes, hurler, rire, pleurer... j'ai écrit des histoires... avec des personnages qui hurlent, rient, pleurent...
Et puis un jour, un ami d'enfance perdu de vue depuis des années va voir Abracadabra. Il me reconnaît tellement dans mon film qu'il a envie de me retrouver.
Après quelques recherches, il prend contact avec moi. Nous nous revoyons donc et échangeons nos souvenirs. A ma grande surprise, il me félicite d'avoir réalisé mes objectifs. Ma trajectoire lui semble si évidente qu'il s'étonne même de mon incrédulité.
Il se souvient de moi comme de quelqu'un qui racontait des histoires tout le temps.
A douze ans, je voulais même écrire un roman, les aventures d'un Indien, "Cheval debout" ? !...
Je ne me souviens de rien, mais Cheval debout m'a fait frissonner ...
Depuis l'histoire de ma vie a changé...
Mon ami a raison; c'est vrai, j'ai toujours voulu raconter des histoires. Mais le hasard a voulu que je peigne d'abord, que je fasse l'acteur au théâtre puis au cinéma, avant de commencer à faire mes films et à raconter mes propres histoires.
C'est vrai, du cinéma je m'en suis toujours fait : quand j'étais petit, je rêvais tout le temps. Je passais des heures à me raconter autrement l'histoire de ma vie... C'était ma manière de m'échapper. D'ailleurs je me souviens, j'aurais voulu être magicien, avoir le pouvoir de changer les choses...
Et puis c'est vrai que maintenant encore, j'aimerais être magicien et faire rêver les autres ... J'aimerais que "mon histoire change les autres"...
C'est vrai, quand j'ai réalisé mon premier film, j'ai eu le sentiment de retrouver un objet perdu depuis tellement longtemps que je ne me rappelais pas l'avoir égaré.
Comme l'impression d'une évidence.
Bien souvent on se raconte à soi-même l'histoire de sa vie. On se donne ainsi l'impression de se connaître plus ou moins.
Mais parfois, une personne de notre passé ressurgit et révèle comment elle nous percevait... et tout à coup, on est bouleversé.
Voici comment je me racontais...
Je n'étais pas prédestiné à faire du cinéma... restaurateur, garagiste, ferrailleur... pas un seul artiste dans la famille.
Le reste était dû au hasard...
Je voulais peindre, je suis devenu acteur.
Je voulais faire du théâtre, j'ai fait du cinéma.
Je voulais être devant, je suis passé derrière la caméra.
Je voulais dire des textes, hurler, rire, pleurer... j'ai écrit des histoires... avec des personnages qui hurlent, rient, pleurent...
Et puis un jour, un ami d'enfance perdu de vue depuis des années va voir Abracadabra. Il me reconnaît tellement dans mon film qu'il a envie de me retrouver.
Après quelques recherches, il prend contact avec moi. Nous nous revoyons donc et échangeons nos souvenirs. A ma grande surprise, il me félicite d'avoir réalisé mes objectifs. Ma trajectoire lui semble si évidente qu'il s'étonne même de mon incrédulité.
Il se souvient de moi comme de quelqu'un qui racontait des histoires tout le temps.
A douze ans, je voulais même écrire un roman, les aventures d'un Indien, "Cheval debout" ? !...
Je ne me souviens de rien, mais Cheval debout m'a fait frissonner ...
Depuis l'histoire de ma vie a changé...
Mon ami a raison; c'est vrai, j'ai toujours voulu raconter des histoires. Mais le hasard a voulu que je peigne d'abord, que je fasse l'acteur au théâtre puis au cinéma, avant de commencer à faire mes films et à raconter mes propres histoires.
C'est vrai, du cinéma je m'en suis toujours fait : quand j'étais petit, je rêvais tout le temps. Je passais des heures à me raconter autrement l'histoire de ma vie... C'était ma manière de m'échapper. D'ailleurs je me souviens, j'aurais voulu être magicien, avoir le pouvoir de changer les choses...
Et puis c'est vrai que maintenant encore, j'aimerais être magicien et faire rêver les autres ... J'aimerais que "mon histoire change les autres"...
C'est vrai, quand j'ai réalisé mon premier film, j'ai eu le sentiment de retrouver un objet perdu depuis tellement longtemps que je ne me rappelais pas l'avoir égaré.
Comme l'impression d'une évidence.
Harry Cleven

















