Gérard Corbiau
Métier : Réalisateur
Adresse : 17, avenue Hippolyte Boulanger
Ville : 1180 Bruxelles
Pays : Belgique
Tél : +32 2 374 41 24
Email : Cliquez ici
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Filmographie Cinergie
Entrevue
- Gérard Corbiau - paru dans le webzine n° 65 - Octobre 2002
- Gérard Corbiau - paru dans le webzine n° 38 - Avril 2000
Critique
- Saint-Germain ou la négociation de Gérard Corbiau - paru dans le webzine n° 79 - Janvier 2004
- Le roi danse de Gérard Corbiau - paru dans le webzine n° 46 - Janvier 2001
Sortie DVD
- En DVD : Le Roi danse de Gérard Corbiau - paru dans le webzine n° 65 - Octobre 2002
- Saint-Germain, ou la négociation de Gérard Corbiau - paru dans le webzine n° 101 - Janvier 2006
- Le Maître de Musique de Gérard Corbiau - paru dans le webzine n° 150 - juin 2010
Mon bonheur et ma vie
La toute première fois que j'ai été plongé dans le mystère d'une salle obscure est resté gravé à jamais dans ma mémoire. J'avais quatre ans et demi. On jouait les Temps modernes. Ma mère m'a raconté que, à peine entré dans la salle, je me suis immobilisé, tant la fascination qu'exerçait sur moi l'image de Charlot était forte. On me fit asseoir. La séance terminée, je suis resté rivé à mon fauteuil, les mains farouchement accrochées au fauteuil de devant, refusant de sortir et exigeant de pouvoir assister à une nouvelle séance. C'était mon premier film, la découverte d'un autre monde, d'un rêve si plaisant et si fort que ma seule obsession était de m'y replonger. Ce désir-là ne m'a jamais quitté. Un autre film a été déterminant pour moi, comme pour beaucoup d'adolescents : mon premier film "enfants non admis". C'était la Fureur de vivre de Nicholas Ray. J'avais seize ans. J'ai voulu devenir acteur. Je me suis identifié à mon héros. Pulls noirs à col roulé, vitesse, danger, désinvolture et regard fiévreux. Je voulais devenir James Dean ! Et puis, il y a eu Vertigo et Hitchcock, le choc déterminant. La découverte absolue, indiscutable, aiguë que ce langage-là, je le comprenais, que je voulais le parler. Je m'en sentais capable. C'est là que tout a vraiment commencé. J'avais dix-sept ans. Je me suis saoulé de cinéma. J'ai tout fait pour devenir metteur en scène. C'était mon chemin, mon expression privilégiée. Aujourd'hui, c'est enfin devenu mon bonheur et ma vie !
La toute première fois que j'ai été plongé dans le mystère d'une salle obscure est resté gravé à jamais dans ma mémoire. J'avais quatre ans et demi. On jouait les Temps modernes. Ma mère m'a raconté que, à peine entré dans la salle, je me suis immobilisé, tant la fascination qu'exerçait sur moi l'image de Charlot était forte. On me fit asseoir. La séance terminée, je suis resté rivé à mon fauteuil, les mains farouchement accrochées au fauteuil de devant, refusant de sortir et exigeant de pouvoir assister à une nouvelle séance. C'était mon premier film, la découverte d'un autre monde, d'un rêve si plaisant et si fort que ma seule obsession était de m'y replonger. Ce désir-là ne m'a jamais quitté. Un autre film a été déterminant pour moi, comme pour beaucoup d'adolescents : mon premier film "enfants non admis". C'était la Fureur de vivre de Nicholas Ray. J'avais seize ans. J'ai voulu devenir acteur. Je me suis identifié à mon héros. Pulls noirs à col roulé, vitesse, danger, désinvolture et regard fiévreux. Je voulais devenir James Dean ! Et puis, il y a eu Vertigo et Hitchcock, le choc déterminant. La découverte absolue, indiscutable, aiguë que ce langage-là, je le comprenais, que je voulais le parler. Je m'en sentais capable. C'est là que tout a vraiment commencé. J'avais dix-sept ans. Je me suis saoulé de cinéma. J'ai tout fait pour devenir metteur en scène. C'était mon chemin, mon expression privilégiée. Aujourd'hui, c'est enfin devenu mon bonheur et ma vie !
Gérard Corbiau






