Patrick Hella
Métier : Réalisateur, Directeur de casting
Adresse : 23, Beukenlandschap
Ville : 1650 Beersel
Pays : Belgique
Tél : +32 2 331 18 21
Mobile +32 477 41 25 58
Email : Cliquez ici
Site web : Cliquez ici
Organisation
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Filmographie Cinergie
RÉALISATEUR ET SCÉNARISTE
65 : Les Sables (16mm-10’-n/b)
66 : Olé Coltrane (8mm-25’-coul)
67 : Les Caméléons (16mm-8’-coul) sélectionné au festival XPRMNTL à Knokke
69 : La Tête Froide (16mm-13’-n/b) sélectionné à Cannes (15aine), Venise, San Francisco
71 : Légendes et Chateaux (35mm-2x11’-coul) sélectionné à Cannes (15aine)
72 : La Fille dans la Vitrine (16mm-11’-n/b)
93 : Les mannequins de l’Est (video-10’-coul) diffusion télé
95 : Les Anges du Népal (video-52’-coul) diffusion télé
CASTING MANAGER
Films et téléfilms (ces 3 dernières annés; filmo complète sur demande...)
2006
Un Secret de Claude MILLER
Voleurs de Chevaux de Micha WALD
Daddy Blues de Anne DELUZ
Une chaîne pour deux de Frédéric LEDOUX
Ice Corp (série) de Paolo BARZMAN
Un crime très populaire de Didier GROUSSET
2007
Louis et la belle brocante de Michel FAVART
Les diablesses de Harry CLEVEN
In Bruges de Martin McDONAGH
Mr Nobody de Jaco VAN DORMAEL
Dédé à travers les brumes de Jean-Philippe DUVAL
Holy Money de Maxime ALEXANDRE
Insomnie de Pascal KANé
La révolte du Portemanteau de Vincent MONET
2008
Une ombre derrière la porte de Pierre JOASSIN
Les Poisson Marteaux de André CHANDELLE
Le Petit Nicolas de Laurent TIRARD
The Vintner’s luck de Niki CARO
Sans Rancune de Yves HANCHAR
Soeur Sourire de Stijn CONINX
Henry de Sart de Joel WARNANT
A Tord à Raison (série) de Pierre JOASSIN
65 : Les Sables (16mm-10’-n/b)
66 : Olé Coltrane (8mm-25’-coul)
67 : Les Caméléons (16mm-8’-coul) sélectionné au festival XPRMNTL à Knokke
69 : La Tête Froide (16mm-13’-n/b) sélectionné à Cannes (15aine), Venise, San Francisco
71 : Légendes et Chateaux (35mm-2x11’-coul) sélectionné à Cannes (15aine)
72 : La Fille dans la Vitrine (16mm-11’-n/b)
93 : Les mannequins de l’Est (video-10’-coul) diffusion télé
95 : Les Anges du Népal (video-52’-coul) diffusion télé
CASTING MANAGER
Films et téléfilms (ces 3 dernières annés; filmo complète sur demande...)
2006
Un Secret de Claude MILLER
Voleurs de Chevaux de Micha WALD
Daddy Blues de Anne DELUZ
Une chaîne pour deux de Frédéric LEDOUX
Ice Corp (série) de Paolo BARZMAN
Un crime très populaire de Didier GROUSSET
2007
Louis et la belle brocante de Michel FAVART
Les diablesses de Harry CLEVEN
In Bruges de Martin McDONAGH
Mr Nobody de Jaco VAN DORMAEL
Dédé à travers les brumes de Jean-Philippe DUVAL
Holy Money de Maxime ALEXANDRE
Insomnie de Pascal KANé
La révolte du Portemanteau de Vincent MONET
2008
Une ombre derrière la porte de Pierre JOASSIN
Les Poisson Marteaux de André CHANDELLE
Le Petit Nicolas de Laurent TIRARD
The Vintner’s luck de Niki CARO
Sans Rancune de Yves HANCHAR
Soeur Sourire de Stijn CONINX
Henry de Sart de Joel WARNANT
A Tord à Raison (série) de Pierre JOASSIN
Critique
- La Tête froide de Patrick Hella - paru dans le webzine n° 35 - Janvier 2000
Elle souriait en parlant
Mes premiers émois cinématographiques ont un nom : Ava Gardner. Je l'avais vue dans un film enfants non admis, malgré mes douze ans de l'époque et c'était Mogambo. Ensuite il y eut les Neiges du Kilimandjaro, la Comtesse aux pieds nus. Toujours avec Ava Gardner. Je collectionnais tout ce qui la concernait et je me souviens de cette fameuse photo en maillot léopard sur fond léopard. Ensuite, beaucoup plus tard, à la cinémathèque, il y eut Louise Brooks pour laquelle j'avais imaginé un scénario en la co-produisant comme elle le fut dans Das Tagebuch einer verlorene, bien avant qu'on ne parle d'images virtuelles. Ce sont sans doute ces deux actrices, plus que mes professeurs qui ont décidé de ma carrière de cinéaste qui a démarré avec des films expérimentaux. Puis un jour, il y a eu Delphine Seyrig, celle d'India Song, qui m'a donné et me donne toujours la chair de poule chaque fois que je la vois. Delphine Seyrig dans Baisers volés, la très belle scène où Jean-Pierre Léaud la remercie en lui prenant une tasse de thé par un "Merci Monsieur", plein de confusion, suivi de terreur et de fuite. Moi aussi j'étais en admiration à chacun de ses films, et puis un jour mon métier a fait que je devais la contacter pour un film à tourner en Belgique. J'avais son numéro de téléphone et je n'osais pas le former. Finalement, persuadé que j'aurais une secrétaire au téléphone, je l'appelle et entend sa voix unique, cette superbe voix sur laquelle elle a bâti une carrière... et après quelques secondes de silence, j'ai réussi à bafouiller quelque chose qui ne devait pas être très compréhensible. Elle me répondait et je suis sûr qu'elle souriait en parlant. Les mots ont une autre couleur lorsqu'ils sont dits avec le sourire. J'aurais aimé l'entendre encore et encore mais tout avait été dit : elle n'était pas libre. Mais le cinéma peut aussi être un cri de révolte et c'est ce qui m'a poussé à réaliser un film de reportage qui dénonce le trafic des petites filles du Népal envoyées vers les bordels de Bombay et d'ailleurs. C'est aussi ce qui me pousse à réaliser le prochain film sur l'occupation chinoise au Tibet et le sinistre effacement d'un peuple et de sa culture.
Mes premiers émois cinématographiques ont un nom : Ava Gardner. Je l'avais vue dans un film enfants non admis, malgré mes douze ans de l'époque et c'était Mogambo. Ensuite il y eut les Neiges du Kilimandjaro, la Comtesse aux pieds nus. Toujours avec Ava Gardner. Je collectionnais tout ce qui la concernait et je me souviens de cette fameuse photo en maillot léopard sur fond léopard. Ensuite, beaucoup plus tard, à la cinémathèque, il y eut Louise Brooks pour laquelle j'avais imaginé un scénario en la co-produisant comme elle le fut dans Das Tagebuch einer verlorene, bien avant qu'on ne parle d'images virtuelles. Ce sont sans doute ces deux actrices, plus que mes professeurs qui ont décidé de ma carrière de cinéaste qui a démarré avec des films expérimentaux. Puis un jour, il y a eu Delphine Seyrig, celle d'India Song, qui m'a donné et me donne toujours la chair de poule chaque fois que je la vois. Delphine Seyrig dans Baisers volés, la très belle scène où Jean-Pierre Léaud la remercie en lui prenant une tasse de thé par un "Merci Monsieur", plein de confusion, suivi de terreur et de fuite. Moi aussi j'étais en admiration à chacun de ses films, et puis un jour mon métier a fait que je devais la contacter pour un film à tourner en Belgique. J'avais son numéro de téléphone et je n'osais pas le former. Finalement, persuadé que j'aurais une secrétaire au téléphone, je l'appelle et entend sa voix unique, cette superbe voix sur laquelle elle a bâti une carrière... et après quelques secondes de silence, j'ai réussi à bafouiller quelque chose qui ne devait pas être très compréhensible. Elle me répondait et je suis sûr qu'elle souriait en parlant. Les mots ont une autre couleur lorsqu'ils sont dits avec le sourire. J'aurais aimé l'entendre encore et encore mais tout avait été dit : elle n'était pas libre. Mais le cinéma peut aussi être un cri de révolte et c'est ce qui m'a poussé à réaliser un film de reportage qui dénonce le trafic des petites filles du Népal envoyées vers les bordels de Bombay et d'ailleurs. C'est aussi ce qui me pousse à réaliser le prochain film sur l'occupation chinoise au Tibet et le sinistre effacement d'un peuple et de sa culture.
Patrick Hella





