Décembre 2005
Entrevue filmée
- Fiona Gordon & Dominique Abel - L'Iceberg
- Jonas Geirnaert - Flatlife
- Luc Pien - Vergeten Straat et La Sicilia
- Gros plan sur Raymond Ravar
Entrevue
- Dominique Abel et Fiona Gordon à propos de L'Iceberg
- Luc Pien à propos de Vergeten Straat et La Sicilia
- Yvan Le Moine et Philippe Nahon à propos de Vendredi ou un autre jour
- Delphine Renard
- Patrick Ferryn
- Lucas Belvaux sur le tournage de la Raison du plus faible
Critique
- Une clé pour deux de Delphine Noels
- Slow Motion de Pascal Adant
- Bye Bye Caravane de Mathias Desmarres
- L'Iceberg de Dominique Abel et de Fiona Gordon
- Vendredi... ou un autre jour de Yvan Lemoine
- Tango Nero de Delphine Renard
- Là-haut de Remi Durin
- La Moutarde était sucrée de Tanguy Pâques
- Poids plume de Christophe Hermans
- Sortie de clown de Nabil Ben Yadir
- Week-end de Vero Cratzborn
Sortie DVD
- Best of Anima 2
- De Komst van Joachim Stiller
- Louisa, un mot d’amour
- Trouble
- Street for sale (Vergeten Straat)
- Tarkovski - coffret
- En DVD : Flatlife
Arrêt sur image
Dossier
Evénements
Publication
Tournage
Rémi Durin
-
Entrevue
Rémi Durin à propos du cinéma d'animation -
Critique
Mademoiselle Chloé, de Rémi Durin -
Critique
Séquence 01 - Plan 02 de Rémi Durin
Là-haut
Là-haut de Remi Durin

Prix de la meilleure première œuvre, Prix Be TV du meilleur court métrage belge, voici un petit film d'animation, réalisé sans moyens ni prétention mais qui séduit par sa poésie, sa grâce, la fluidité du mouvement et la simplicité assumée de la réalisation. Dans un vieux cinéma, un pianiste accompagne un film muet qui montre des gratte-ciels en construction. Une architecture de poutrelles et de béton qui s'articule progressivement dans le vide à des mètres de hauteur. Et dans son rêve, notre petit homme se trouve transporté dans le film, dansant sur les poutrelles, passant de l'une à l'autre. Il s'envole, retombe, saute, pirouette jusqu'à ce que, le film terminé, il se retrouve seul à son piano, dans la petite salle, devant l'écran blanc.
Malgré la simplicité de ses techniques (le personnage est un pantin articulé par des rivets qui évolue sur un fond 2D), le réalisateur nous emmène avec beaucoup de savoir-faire dans un univers fragile au charme suranné. Il y fait des références claires à l'animation des années 20 et 30 (on pense notamment aux premiers essais des frères Fleitscher) ainsi qu'au cinéma burlesque d'Harold Lloyd et de Buster Keaton. Il y démontre une excellente maîtrise technique et une profonde sensibilité.

