Septembre 2010
Editorial
Entrevue filmée
- Jean-Pierre Verscheure, conservateur passionné
- Leçon de cinéma de Jaco Vandormael
- Fenêtre sur vue - Mr Nobody de Jaco Van Dormael
- Fenêtre sur vue - Vincere
- Fenêtre sur vue - L'Enfant Cheval
- Pauline Etienne dans l'Autre monde de Gilles Marchand
- Maternelle - rencontre avec Philippe Blasband et Aylin Yay
- Apichatpong Weerasethakul
- Interview rétrospective de Marie Gillain
- La remise du prix des jeunes critiques
Entrevue
- L'Or de Jean-Pierre Verscheure, conservateur passionné
- Apichatpong Weerasethakul dit Joe, Uncle Boonmee
Critique
Sortie DVD
- La Prima Linea de Renato De Maria
- L'Oeuvre au noir d'André Delvaux
- Du Bout des lèvres de Jean-Marie Degesves - Belfilm
- Somewhere between here and now d’Olivier Boonjing
Arrêt sur image
Dossier
Publication
- Trafic 73, Printemps 2010 - Trafic 74, été 2010
- Blow up - Un regard anthropologique
- Les seconds rôles du cinéma français : grandeur et décadence
Tendance
Histoire de mes Cheveux
-
Entrevue
Interview de Boris Lehman
Boris Lehman
-
Entrevue filmée
Boris Lehman, une rencontre enrichissante filmée -
Entrevue
Boris Lehman ou le mouvement de la vie -
Critique
Choses qui me rattachent aux êtres de Boris Lehman -
Critique
La dernière s(c)ene de Boris Lehman -
Critique
L'Histoire de ma vie racontée par mes photographies de Boris Lehman -
Critique
Homme portant de Boris Lehman -
Critique
Tentatives de se décrire de Boris Lehman -
Critique
A comme Adrienne de Boris Lehman -
Critique
Histoire d'un déménagement de Boris Lehman -
Critique
Retouches et réparations de Boris Lehman -
Sortie DVD
La Boris touch de Babel -
Article
Trafic 79, Automne 2011
La RTBF, la Communauté Française, Arte, du blabla ?
Boris, vous avez dit Boris : aspirez au pire, ça passe et ça casse, autrement dit, la critique « subjective » cela sert à quoi, au juste ?
« Un doc qui donne juste envie de s'enfuir ». Houla ! Houlala ! Voilà le titre d'un pamphlet digne du Pan de la belle époque de jadis et naguère. Sauf qu'il est publié dans Le Soir du 20 août 2010. Splaf!
Ça démarre à toute allure. « Certains beaux esprits y verront sans doute de la poésie. On n'y a trouvé que de l'ennui ». Why not ? Il s'agit du dernier opus de Boris Lehman intitulé Histoire de mes cheveux. De la brièveté de la vie. Sapristi, pristi !

Boris Lehman n'est pas dans les supers succès éclipsés par les hyper succès du top 10. En effet, le réalisateur ne pose pas pour les couvertures glacées des magazines de cinéma, mais se retrouve (bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c'est étrange…), dans le collimateur d'une photo captée par Le Soir, illustrée d'une surprenante légende : « Boris Lehman, cinéaste dit expérimental, livre ici un documentaire totalement autocentré et sans beaucoup d'intérêt pour les autres ». Badaboum ! Une-deux, une-deux, plus vite Anatole, on rigole, à l'aise Blaise : « le commun des mortels n'aura sans doute, comme nous, qu'une seule envie : prendre ses jambes à son cou en se demandant comment des producteurs ont bien pu mettre de l'argent dans ce projet – on compte parmi eux Arte, la RTBF, la Communauté française ». Sonnez trompettes, battez tambour. Fascinant, palpitant, chatoyant que ce baratin du vain, sorti du coffre du populisme. Signé Pan-terre ? Pan-dort ? Pan-tomine ? ou Pan-carte, j'imagine ? Point du tout. Signé Agnès Gorissen in Le Soir.
À question hardie, réponse vive. Nous publions la réponse d’Eric Blavier, l'un de nos internautes.
Jean-Michel-Vlaeminckx
À Agnès Gorissen
Madame,
Je n'ai pas encore vu le film de Boris Lehman dont vous faites, dans Le Soir du 20 courant, la critique (« télésubjectif » p.34).
Je n'en avais pas la possibilité ce vendredi soir, hélas. Je fais, en effet, partie de ceux qui considèrent B. Lehman comme un des tout grands cinéastes européens et je ne peux donc, comme vous l'avez très bien compris, considérer votre prose que comme un torrent de vulgarité, d'ignorance et de bêtise assourdissante absolument insupportable.
Vous n'avez pas aimé le film « Histoire de mes cheveux. De la brièveté de la vie », soit ! Quoi de plus légitime...
Certains des « films » de ce réalisateur ne m'ont pas plu... mais ce qui fait l'inaltérable, définitive et essentielle qualité des grands cinéastes (comme des grands peintres, écrivains,...), c'est qu'ils se coltinent avec leur projet : « faire un film » (et pas une paire de chaussettes, un steak à point,...). Boris Lehman fait partie de ceux-là, rares, qui « explorent », et cela ne se passe pas toujours, je crois, dans l'allégresse et la facilité. Ni pour le réalisateur, ni pour le spectateur; mais quoi de plus intéressant, stimulant, intrigant ?
J'aime, quant à moi, (« commun des mortels » comme vous !) voir cela.
Cette exigence, cette volonté qui peut, effectivement aboutir ou... se casser la figure; heureusement, chère Madame, il y a encore, dans notre petite Belgique, des producteurs pour « tenter » ce coup-là !!!
Donc, vous auriez pu nous parler de l'échec (possible !) du film de B. Lehman, mais votre manière de poser votre non-critique, cette façon de parler au nom des absents (si nombreux, nombreux...) qui attendent, c'est bien connu, de toujours se fendre la poire, et surtout de n'être ni dans l'ennui, ni dans la durée, me paraît totalement inconvenante et merdeuse.
Votre dérobade à l'objet que vous prétendez « critiquer », votre disqualification grossière et abritée derrière des « certains », « on », « soi-disant », « dit expérimental »...me paraît tout à fait en deçà de toute dignité critique, fut-elle la plus « subjective ».
Je vous souhaite beaucoup de bonnes choses.
Eric Blavier

