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décembre 2009

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03/12/2009
 

Simon Konianski de Micha Wald

Micha Wald : Il est difficile de dire d'où viennent les choses. J'aime bien raconter des histoires, depuis très longtemps. Pour moi, l'origine de tout, ce sont les Playmobils. J'y ai longtemps joué avec mon frère, jusqu’à l'âge de 10, 11 ans. On se faisait de grands scénarios, de grandes histoires : les croisades, la découverte de l'Amérique, l'invasion de la Pologne par les Allemands. Je crois que mon goût pour les histoires est venu de là. Après, j'ai commencé à m'intéresser aux Jeux de rôle vers 11-12 ans. J'ai arrêté, il n'y a pas très longtemps, parce que je n'ai plus le temps.
Ce qui m'a plu dans le cinéma, c'est le côté futile de l'entreprise. Passer des semaines à faire des trucs bizarres pour finalement arriver à un résultat infime que peu de gens verront. Passer une journée dans un appartement avec une grue qui prend toute la place, faire une dizaine de prises de vue en sachant qu'au final, cela ne sera que quelques secondes dans le montage final. Il y a un côté merveilleux et un côté futile. Mais l'art est toujours futile, c'est pour cela qu'il est beau.
À 16 ans, le professeur de math, nous a demandé d'indiquer sur un papier ce qu'on voulait faire plus tard. J'ai d'abord marqué avocat, puis j'ai barré, et j'ai mis réalisateur.
Il y a un côté très ludique, et moi je me disais, super ce n'est pas un travail, on dirait que c'est un jeu.

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