novembre 2006
Entrevue filmée
- Raoul Servais à propos de Norman McLaren
- André Goeffers à propos de Jean Delire
- Adolphe Nysenholc à propos de Charlie Chaplin
- Mourad Boucif : la Couleur du sacrifice
Entrevue
- Nabil Ben Yadir - Sortie de clown
- Karim Ouelhaj - Parabola
- Mourad Boucif - La Couleur du sacrifice
- Jean Delire par André Goeffers
Critique
- Vous êtes ici de Jorge León
- Congorama de Philippe Falardeau
- Azur et Asmar de Michel Ocelot
- Brûler disaient-ils, ou la raison de la colère de Jawad Rhaleb
- Santos Palace de Hélène Cattet et Bruno Forzani
- AÏE, de Virginie Gourmel
- Comme personne de Géraldine Doignon
- Eva reste au placard les nuits de pleine lune de Alex Stockman
- Salonique, ville du silence de Maurice Amaraggi
- Sortie de clown de Nabil Ben Yadir
Sortie DVD
- Batalla en el cielo de Carlos Reygadas
- L'Iceberg de Fiona Gordon, Dominique Abel, Bruno Remy
- Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés de Marc-Antoine Roudil et Sophie Bruneau
- Metronomic & co : courts métrages d’animation #1
- McLaren - coffret. McLaren et Raoul Servais
- Congo River de Thierry Michel
- Jan Svankmajer : Courts-métrages Volume 1
- La Femme seule de Brahim Fritah
- Bunker Paradise de Stefan Liberski
Arrêt sur image
Dossier
- De nouvelles salles à Bruxelles ? 1 - Intro
- De nouvelles salles à Bruxelles ? 2 - Le Palace
- De nouvelles salles à Bruxelles? 3 - L' Arenberg
Evénements
- Festival Mediterranéen de Bruxelles
- Filmer à tout prix - 12ème édition
- Festival du film francophone de Namur : Compétition de court métrages
Prix des lycéens
Sortie de clown
-
Entrevue
Nabil Ben Yadir - Sortie de clown -
Critique
Sortie de clown de Nabil Ben Yadir
Nabil Ben Yadir
-
Entrevue filmée
Nabil Ben Yadir, les Barons en tournage -
Entrevue filmée
LES BARONS : Le film le plus attendu en Belgique -
Entrevue filmée
Les Barons de Nabil Ben Yadir, sortie DVD. -
Entrevue
Gros Plans - Nabil Ben Yafir -
Entrevue
Nabil Ben Yadir pour Les Barons -
Entrevue
Les Barons, entretien avec Amelle Chahbi et Nabil Ben Yadir -
Critique
Les Barons de Nabil Ben Yadir -
Critique
Premier Prix des Jeunes Critiques des Barons de Nabil Ben Yadir -
Article
Sur le tournage des Barons de Nabil Ben Yadir
Sortie de clown de Nabil Ben Yadir
C’est un court métrage tout en contrastes : la vie secrète et tumultueuse d’un croque-mort. Un employé d’hôpital opère la toilette des morts dans les caves du lieu. Il s’agit, vous vous en doutez, d’un univers particulièrement glauque, éclairé de néons à dominante verte. Soudain, on change de plan, deux énormes chaussures rouges martèlent le sol, un clown surgit pour apporter un peu de joie aux enfants cloués sur un lit aux étages supérieurs de l’hôpital. Ce qui intéressait Nabil dans la démarche du clown est la double personnalité du personnage.
Il vit dans un lieu où personne ne connaît sa double vie, où personne ne peut envisager que le mec antipathique qui travaille à la morgue et qui ne parle à personne est aussi le clown provoquant le rire des petits malades. C’est le sujet de Sortie de clown : découvrir l’autre face de gens qu’on croit connaître mais qu’on ne connaît pas vraiment. Pas mal de gens ont une double vie ou en tout cas, une vie qui ne se confond pas avec le métier qu’ils exercent. Ce qui passionne Nabil Ben Yadir est de suivre les gens au-delà de ce qu’ils font quotidiennement, de ce qu’ils paraissent être pour leurs collègues. Quelle est la passion secrète qui anime chacun d’entre nous ?
Lorsque le clown découvre que l’enfant occupant la chambre 236 n’est plus là, il se laisse aller, il s’humanise. Le monde, son monde bascule. Les rituels s’effondrent. On retient aussi la belle scène devant la glace et le lavabo des toilettes, le lieu où il se maquille et se démaquille, où il passe de clown à croque-mort et vice versa. C’est là que ses deux mondes se croisent et se rejoignent. C’est le lieu où il craque et devient vivant quittant une vie réglée comme du papier à musique.
Ce film, qui ne comporte pas de dialogue, joue sur la couleur froide (croque-mort) et chaude (clown) d’un personnage incarné avec brio par Jan Hammenecker.

